Le coût moyen du transport d’un conteneur entre Abidjan et Bamako a augmenté de près de 18 % entre 2023 et 2026, en raison de la multiplication des points de friction logistique le long des corridors régionaux. Plus largement, les coûts logistiques élevés renchérissent les prix des biens importés de 30 à 60 % en Afrique de l’Ouest. Pour toute entreprise dépendant d’approvisionnements internationaux, ce n’est pas un détail statistique : c’est une variable qui pèse directement sur la marge et sur la compétitivité prix.
Cinq obstacles qui freinent les échanges régionaux
Les barrières non tarifaires restent le principal frein à la fluidité des échanges en Afrique de l’Ouest : postes de contrôle illégaux, exigences documentaires différentes d’un pays à l’autre, corruption endémique aux frontières. À cela s’ajoute un retard numérique persistant : peu de systèmes de tracking fiables, une documentation encore largement gérée sur papier, ce qui complique le suivi en temps réel des marchandises.
- Multiplicité des contrôles et procédures douanières non harmonisées
- Coûts de transport en hausse constante sur les corridors régionaux
- Faible digitalisation du suivi logistique et de la documentation
- Fiabilité inégale des fournisseurs et délais d’acheminement variables
- Dépendance à un nombre limité de points d’entrée portuaires
Des signaux positifs malgré les contraintes
Le tableau n’est pas uniformément négatif. Plusieurs pays de la région ont enregistré des hausses de trafic portuaire supérieures à 20 % entre 2024 et 2025, et les investissements dans les infrastructures de transport et de logistique s’accélèrent. La montée en puissance de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) devrait, à terme, réduire certaines de ces frictions en harmonisant progressivement les règles commerciales entre pays membres.
Sécuriser l’approvisionnement plutôt que le subir
Face à cette complexité, les entreprises qui s’en sortent le mieux sont celles qui ne subissent pas la chaîne logistique mais la pilotent activement : diversification des fournisseurs, anticipation des délais, coordination logistique proactive plutôt que réactive. C’est une compétence à part entière, distincte de l’activité principale de l’entreprise, mais tout aussi déterminante pour sa rentabilité.
Les coûts logistiques élevés renchérissent les prix des biens importés de 30 à 60 % en Afrique de l’Ouest — un enjeu de compétitivité, pas seulement de logistique.
C’est tout l’enjeu de la Business Line Import-Export & Procurement de Wahatosita Holding : sourcing, approvisionnement et mise en relation avec des fournisseurs et partenaires adaptés, pour sécuriser l’accès aux produits et équipements nécessaires à la réalisation des opérations, plutôt que de les découvrir en tension au moment critique.
